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Travailler en Freelance ces craintes qui restent

par Griselidis
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Je bosse désormais en freelance depuis quelques mois. Et si je sens bien une chose qui reste là bien planquée mais bien présente, c’est cette sorte de crainte sournoise. La crainte de ne pas y arriver. De ne pas réussir à trouver assez de contrats. De clients. Au début et sur la durée. Et de pouvoir en vivre, le moins mal possible. Une crainte bien naturelle et prévisible, je le sais. Notamment quand on a comme moi bossé plus d’une vingtaine d’années en entreprise. Avec la sécurité du salaire qui tombe tous les mois. Avec la sensation d’être à l’abri qu’offre le CDI. 

Bref, cette crainte. Ou ces craintes. Je les ai. Et non, ce n’est pas une sensation agréable, loin de là. 

L’expérience ne fait pas tout

Je connaissais déjà l’univers du freelancing puisque je le pratique depuis 2014. Longtemps en parallèle d’un salariat d’ailleurs. L’expérience de mon activité, je l’ai aussi. Là, pas de problème. En revanche la crainte de ne pas réussir à s’en sortir financièrement sur le moyen comme le long terme, il commence à devenir plus présent. Justement quand il n’y a pas ou plus le filet du salariat en parallèle. 

L’expérience ne fait donc pas tout. Il faut et va falloir jouer sur la visibilité. Sur le bouche à oreille. Sur tout ces leviers dont je me passerai bien mais dont je ne peux pas me passer. 

Un job multi-activités

J’évolue dans l’univers du web. Cela offre un large spectre d’activités. Et en l’occurrence, dans la création de contenu comme de sites web, j’ai de la bouteille. Comme j’ai la chance de pouvoir varier les plaisirs. Je sais la chance que j’ai et j’en savoure le positif. 

Pourtant en parallèle, c’est là un marché qui est déjà bien occupé. Je le sais pour le connaître depuis longtemps et pour continuer à le suivre assidument. Sur ce marché du web, il y a les agences qui prennent cher mais qui ont une visibilité de fou furieux que peu de freelances peuvent avoir. Il y a les offres en off-shore, qui là tapent sur des prix si bas qu’on pourra difficilement trouver moins cher. Il y a les plateformes, qui font du presque gratuit ou du clé en main et qui appâtent avec des slogans si alléchants, les personnes qui méconnaissent le web. 

Les métiers du web sont très accessibles et très vastes. Mais ils paient aussi le fait que justement, cet univers soit si ouvert. 

Bosser de son lit

L’éventualité d’un salariat à l’avenir ?

Je n’ai jamais craché sur cet aspect de l’avenir. La sécurité de l’emploi. La sécurité du salariat. Je ne suis pas devenue freelance only par dégoût du salariat. Alors trouver un job de salariée à l’avenir, non, je ne l’exclus pas. Parce que j’en connais aussi beaucoup les chouettes côtés en plus de la sécurité financière. Rencontrer plein de chouettes personnes, être entouré(e) et ne pas bosser en solo… 

En revanche il y a des concessions faites par le passé que je ne ferai plus aujourd’hui, comme bosser à plus de deux heures de chez nous. 

Ce qui doit changer ?

Je vais devoir arrêter de faire comme si mon job n’était pas important. Je vais devoir me vendre. Ou mieux vendre ce que je fais et sais faire. Devoir faire de la pub. Devoir cesser de me planquer derrière le fameux syndrome de l’imposteur. Ce syndrome que pas mal de personnes pas si bien intentionnées dans l’univers du développement personnel, prétendent pouvoir faire disparaître si on leur lâche plusieurs milliers d’euros en payant une formation. 

Je vais aussi ne plus tout cloisonner ici sur ce blog personnel et familial, comme je le faisais avant. Parce que mon job aujourd’hui, ne fait plus l’objet comme quand je bossais en entreprise, d’une clause de confidentialité. 

2015 versus 2022

Je me souviens avoir très tôt partagé ici sur mes premiers mois et premières années après m’être inscrite en tant que micro-entrepreneure à l’époque, dès 2015. J’avais aussi rédigé sur le fait que j’ai très tôt trouvé que beaucoup d’articles portant déjà sur le freelancing, en donnaient une image très reluisante voire presque trop attirante. Alors aujourd’hui et par la suite, je viendrai partager mes impressions sur ce qu’il en est maintenant, en 2022, alors que je suis freelance seulement. 

Et si je peux déjà avancer une chose. C’est que non, ça n’est a priori pas devenu l’eldorado qui était souvent présenté à l’époque. Peu importe les secteurs d’activité. Et oui. Il y a des craintes. Des peurs. Des doutes. Que je vis actuellement et dont se défaire n’est pas facile. 

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