Green Humeurs

Jardinage : Oser expérimenter

Dose de Green

En débutant dans le jardinage et la culture de plantes, j’ai longtemps été assez frileuse s’agissant d’expérimenter de nouvelles choses. Je me souviens avoir vraiment appréhendé, avant de décider de passer de la Monstera Deliciosa de la terre à l’eau. Idem quand il s’agissant de prélever des rejets sur certaines plantes grasses, pour ensuite les bouturer. J’avais l’impression que j’allais peut-être faire mal les choses ou abîmer les plantes. Bref, je n’étais pas à l’aise.

Puis, au fil du temps, en apprenant surtout, j’ai compris que parfois, il fallait expérimenter. Je crois que ça a débuté quand je récupérais des plantes en mauvais état. Comme celle donnée par une collègue au travail ou encore une autre qui m’était offerte, mais qui était hélas bourrée de cochenilles planquées dans la terre…

Je me suis mise alors à vouloir doucement tester certains actes, pour voir si ça aiderait ces plantes. Etc… Etc…

Monstera Deliciosa qui poussent en eau

Oser et apprendre en se documentant

Tester, c’est aussi apprendre. Comme j’avais peur de mal faire à chaque fois que je m’apprêtais à sortir de ce que je connaissais, je jouais la sécurité en me documentant un maximum avant de m’y mettre. Je n’étais donc pas à 100% tête brûlée ! En effet, je voulais bien essayer des petites choses, mais pas abîmer ou tuer mes plantes :) Surtout quand à l’époque, je n’avais qu’une dizaine de plantes tout au plus.

C’est ainsi, en passant parfois des trajets entiers entre le travail et le domicile, à bouquiner des pages par dizaines sur la culture de certaines plantes, que j’ai beaucoup appris. Cela ne fait pas du tout de moi une professionnelle, au contraire. Mais cela me permettait alors de mieux connaître certaines plantes que j’avais, pour aller au delà de ce qu’on peut lire sur les étiquettes qui accompagnent (quelques fois) les plantes acquises à droite à gauche. Pour apprendre d’autres méthodes de culture plus douces et moins polluantes que l’éternel ajout d’engrais trouvé dans le commerce, aussi Bio soit-il.

Bouquiner, se documenter, c’est aussi s’offrir un peu de culture à soi, pour changer des contenus répétitifs et si synthétiques qu’on trouve à la pelle dans les médias, sur tout et n’importe quoi. En cette période chargée à cause de la pandémie, pour le coup, c’est vraiment la lecture qui permet de sortir le nez de l’info en continu. Par exemple.

Tester et prendre de l’expérience

C’est en testant qu’on prend de l’expérience. Et non, cela n’est pas toujours couronné de succès, sinon ça se saurait ;) Mais c’est ainsi que pour ma part, j’ai l’impression d’apprendre, humblement. Non, mes premières boutures de feuilles de plantes grasses et succulentes ne prenaient pas toutes du premier coup. De mémoire, quand je bouturais cinq feuilles, il était courant qu’au moins deux finissent par sécher. Qu’une troisième sur les cinq montraient des racines puis finalement foirait aussi, pour n’obtenir que deux boutures qui enfin elles, tenaient le coup ! C’est comme ça que j’ai trouvé le bon mélange de terre sable qui convenait pour mes boutures, quand dans l’année il était plus propice ou non de lancer des boutures, comment motiver les feuilles pour qu’elles racinent en vaporisant un peu dès que je voyais des racines…

Bouture de feuille de graptopetalum

Et c’est en prenant de l’aise dans le bouturage de feuilles qu’un jour (assez tardivement en fait), je me suis mise à tenter l’aventure de la bouture de feuille de plante grasse en eau. Aventure sur laquelle je reviendrai prochainement. Pour dire justement, combien on apprend.

Oser et apprendre qu’on ne peut pas tout savoir ni maîtriser

Avec l’expérience, j’ai compris qu’il y a justement des plantes, que je ne comprends pas. Ou pas encore. Quand j’ai appris aussi que certaines plantes, aussi belles soient-elles, ne sont pas faites pour être cultivées chez nous, en appartement. Parce que l’humidité ne convient pas à leurs besoins, parce que la luminosité ne convient pas non plus. Bref, c’est en testant la culture d’une plante que parfois on réalise, hélas trop tard, en la perdant, qu’elle n’était pas forcément faite pour votre lieu de vie.

En testant, en se documentant, on apprend aussi évidemment qu’on ne peut pas tout savoir ni maîtriser. Il y a des parasites qui s’invitent parfois et vous foutent tout en l’air chez une plante que vous affectionnez. Il y a des maladies aussi. Une météo pas clémente ou trop clémente, des intempéries, qui flinguent des mois de boulot, pour les cultures en extérieur surtout.

Non, on ne peut pas tout savoir, même quand on ose beaucoup. Ni tout maîtriser. Sinon là aussi, ça se saurait.

 

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