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Clichés Persistants – Salarié(e) et Freelance

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Je viens d’ajouter au Blog une nouvelle rubrique, à savoir une rubrique dédiée à la Photographie, en vue de futures publications à ce sujet. Mais aujourd’hui dans cet article, il s’agira pourtant pas d’aborder la photo. En réalité, il est là question de clichés persistants, j’entends par là de préjugés qui ont du mal, beaucoup de mal à disparaître. Comme par exemple ces clichés sur les Freelances qui sont aussi salariés.

Idées Reçues

Pour avoir longtemps été salariée et uniquement salariée, employée en entreprise avec un bon vieux CDI des familles, je sais combien il est facile et rapide de se faire des idées sur ces autres façons de bosser, notamment quand on ignore tout ou presque du réel vécu que cela induit. Pourtant, pour être aujourd’hui de l’autre côté de la barrière, voir même des deux côtés de la barrière, je constate combien les clichés ont la peau dure, combien il est difficile de tenter de les évacuer de la tête de ceux qui y croient dur et les diffusent.

Le Freelance Salarié, il n’a pas une super réputation. J’avais déjà évoqué la chose par ici, il y a plusieurs mois. Pour beaucoup de monde, encore trop de monde, le salarié-freelance, à savoir celui qui cumule deux jobs, n’est pas quelqu’un qui bosse à 100% ni dans un job ni dans l’autre. Comme si il était impossible de pouvoir proposer quelque chose de fini et de qualité même si on ne pratique pas une activité à temps plein.

L’idée reçue qui revient le plus souvent, c’est celle qui veut que l’activité pratiquée en freelance soit une espèce de Hobby, à savoir une activité pratiquée comme ça, sur un coin de table vite fait le week-end, juste pour arrondir les fins de mois. Ce préjugé est tout sauf agréable. Il sous-entend que l’activité ou le boulot fait en freelance n’est qu’un boulot d’amateur, un truc pratiqué en mode loisirs qui permet de glaner quelques étrennes dans la foulée. Charmant non ? Super motivant aussi n’est-ce pas ? Super valorisant aussi. Miam.

Ces Clichés, je ne mentirai pas, je les constate. Pas directement, mais parfois, on en est pas loin, pas loin du tout. Entre maladresse et ignorance de ce que c’est vraiment que de bosser en Freelance, parfois l’entourage proche ou moins proche, évoque la chose et fourche. Idem s’agissant des collègues de bureau.

Tous ces clichés, on les retrouve aussi sur la toile, sans trop de mal ni sans besoin d’aller chercher très loin, ou encore sur les réseaux sociaux. Là où on pourrait imaginer des réflexions sur le pourquoi autant de personnes font désormais le pas de tenter une double aventure pro en cumulant salariat et freelanciat, on tombe hélas la plupart du temps sur des raccourcis. Ces raccourcis, je vous le donne en mille, ils sont réducteurs, super réducteurs. Ces raccourcis voudraient que les personnes qui ont un boulot de salarié et une activité en indépendant en parallèle, soient des indécis, des personnes non pas en transition, mais qui ne savent pas trop ce qu’elles veulent. J’ai aussi pu lire que beaucoup se cramponneraient fort à leur cdi par trouille de se vautrer en freelance.

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La Réalité Terrain

Dans la réalité, les freelances salariés, ils sont plutôt très déterminés, ils savent ce qu’ils veulent pour la plupart, période de transition ou pas. Opter pour un statut comme auto-entrepreneur ou s’inscrire à la Maison de Artistes, ce ne sont pas des démarches anodines. Au contraire. Ces démarches font souvent suite à de longues réflexions, du type : Je me lance, je ne me lance pas ? L’employeur sera-t-il ok pour  que je pratique ce job en indépendant(e) ? Ai-je le droit de me lancer si j’ai déjà un cdi et de surcroît à temps plein ? Comment cela se passera-t-il niveau imposition ? Aurais-je le temps de tout boucler ?….

La réalité terrain, ce sont des personnes motivées, qui jonglent avec deux boulots parce qu’elles l’ont bien voulu oui, mais qui se démènent pour réussir à bien bosser dans les deux. Les Freelances salariés, loin des clichés réducteurs, ne sont pas moins bosseurs ni des amateurs pour autant. Ils font juste le choix pour une durée déterminée (ou pas), de cumuler, d’ajouter d’autres perspectives à leur vie professionnelle, d’élargir leurs horizons, d’augmenter les opportunités comme les rencontres.

Vouloir conjuguer le quotidien pro à deux temps différents, ou sur différents tons comme je le fais, c’est vouloir aussi gagner en expérience avant même de penser d’abord à l’argent, même si bien entendu, le salaire compte, soyons honnêtes.

Je suis salariée-Freelance, mais je déplore aujourd’hui encore trop souvent, combien cela peut être considéré de manière péjorative. Je suis parfois attristée de ne pas lire plus souvent combien cela peut contribuer à des belles reconversions que l’on mène seul(e) et qu’on se démerde seul(e) à mettre en place. Je suis déçue du regard hautain que beaucoup portent à d’autres qui pratiquent des jobs que justement ils connaissent bien, parce qu’ils l’ont longtemps pratiqué ailleurs et souvent aussi, avec une expérience de plusieurs années ou qu’on comptera parfois même en dizaine d’années.

Je suis Freelance Salariée. Et parfois, je suis fatiguée de sentir ces clichés persistants. Des clichés qui sembleraient-ils, ne sont pas prêts de disparaître. Cependant, a-t-on pour autant quelque chose à prouver, à part à nous même ?

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