Humeurs

Le Monde Entier, Est un Cactus !

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Je n’ai pas la naïveté de penser que le monde est une interminable prairie, fleurie et quelque peu pentue, où nous pourrions tous courir avec un sourire jusqu’aux oreilles, comme celle qui incarnait Laura Ingalls, dans le générique de la Petite Maison dans la Prairie. Ce serait me fourvoyer et me faire du mal que de croire que tout est aussi simple et léger. Pourtant, c’est bon parfois de se laisser aller et de se surprendre en train d’imaginer que tout pourrait être facile, fluide, doux. Que tout pourrait être profondément lisse, agréable. Hélas, le peu de fois où j’oublie que tout est bien plus compliqué, alors je me pique. Et je me dis que fichtre, en fait, je me pique souvent. Bien trop souvent à mon goût. Que trop de choses piquent. Que bien trop de personnes piquent, elles-aussi.

Le monde entier est un Cactus. L’image est simpliste et caricaturale. Pourtant, que c’est vrai. Pourtant, que la métaphore est belle et authentique.

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Le quotidien est parfois un enfoiré, un cactus qui serait planqué quelque part dans le revers de la veste. Un cactus dont on arriverait pas à se défaire. Certaines personnes aussi,  sont des cactus. Elles nous piquent. Une fois d’abord. Histoire de nous réveiller et vous rappeler à la réalité. Puis de l’eau coule sous les ponts. On y pense et puis On oublie, c’est la c’est la vie. Puis elles reviennent vous piquer. Plus fort et plus longtemps, jusqu’au point de rupture. Jusqu’au point où il faut s’éloigner, fissa, sous peine d’y laisser des plumes, et de la peau. Le moral avec, sinon ce n’est pas drôle.

Heureusement, certaines fuites s’avèrent salvatrices, des semaines plus tard. Des fuites vers d’autres horizons moins piquants, vers des environnements plus sains, plus verts.

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Le Monde entier est un cactus, sans doute car beaucoup de ceux qui y vivent oublient combien sortir des griffes gratuitement et sans réfléchir, peut faire du mal et faire souffrir même les plus solides. Le monde entier est un cactus, indubitablement car trop font des fixettes sur d’autres, jusqu’à l’obsession, en les piquant encore et encore. Comme un harcèlement latent. Lancinant.

Le monde entier est un cactus, je me pique de le savoir. Dutronc le chantait en souriant et sur un air pourtant entraînant. Avec des mots plutôt colorés. M’est avis, que ce titre est plus que jamais d’actualité. Allumer la télé le confirme. Allumer la radio le confirme. Sortir dehors le confirme. Et croiser ces personnes piquantes quand bien même vous faîtes tout pour les éviter, le confirme encore.

J’aimerai par moment pouvoir juste fermer les yeux et me dire quand non, le monde n’est pas un cactus. Qu’il suffit d’y croire pour que ça arrive. Qu’il suffit de se retourner pour ne pas avoir à se piquer à coup sûr en sortant. J’aimerai aussi qu’il suffise de sourire et de s’appliquer à être optimiste pour que tant de choses, d’actions et d’événements soient positifs et agréables. Rien n’y fait. Des cactus ici et là, encore et toujours.

Pourtant, en y réfléchissant. De la bienveillance ne serait pas volée. Mais pourquoi donc tant l’oublient et s’évertuent à avancer dans le sens inverse. La bienveillance, envers soi, envers ses proches et au travail. Mais voilà que je me remets à croire à des choses qui n’arriveront pas. Les événements d’hier, pas si loin après la frontière, au nord, me donnent raison. Et dieu que j’aimerai avoir tort. J’aimerai croire qu’on pourra un jour sortir sans avoir la trouille de se piquer, au point parfois de croire qu’on ne s’en remettra pas.

 

J’aime avoir raison, qu’on se le dise. Mais là, j’aimerai fichtrement avoir tort. Je suis même d’accord pour avoir tort pour toujours.

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