Famille Humeurs

La Vie de Quartier

Excentricités des commerçants du quartier

Si on me demandait pourquoi je reste encore ici, en banlieue parisienne, alors que je rêve parfois de Province et pourquoi pas, de Normandie, je répondrais sans doute avec plusieurs arguments. L’un d’entre eux, auquel je crois vraiment, est que que j’ai fini par retrouver ici, une petite vie de Quartier. Une petite vie à laquelle je tiens beaucoup et qui compte. Au quotidien.

Pendant des années, je me fichais pas mal de me pointer dans un commerce plusieurs fois dans la semaine, sans en connaître le personnel. Je jouais des politesses classiques : Bonjour, Merci, Aurevoir. En gros, ça s’arrêtait là. Pas de formalités. C’était vrai pour les années passées Rue Bichat à Paris Xème. J’avais des habitudes, des petits commerces dans lesquels je me rendais souvent. Mais je n’accrochais sans doute pas plus que ça.

Aujourd’hui, les choses sont différentes. Déjà 6 à 7 ans que nous sommes dans cette ville et dans ce quartier. Des années donc qu’on fréquente les mêmes commerces, petits restaurants, professionnels de santé… Et là, des liens se sont tissés. Les commerçants et artisans nous reconnaissent. Nous saluent, nous demandent comment ça va. Ils prennent le temps. C’est valable pour le vétérinaire qui suit nos deux félins en passant par le personnel de la pharmacie qui est à 50 mètres. Idem pour divers autres endroits où l’on se rend régulièrement.

Excentricités des commerçants du quartier

Les choses se sont également accélérées pendant mon congé maternité. Il faisait bon puisque j’étais chez moi en plein mois d’août. Et même si j’étais occupée at home pour préparer l’arrivée de notre pioupiou, je faisais en sorte de sortir tous les jours ou presque. Cela a donc inéluctablement aidé pour fréquenter et connaître encore mieux notre quartier.

Une des autres raisons de cet intérêt pour tout ce qui compose notre quartier, est que je suis piétonne. Je marche donc pas mal. J’ai beau ne pas avoir le permis de conduire, j’essaie de faire un maximum de trucs seule, sans voiture. Ce n’est pas et n’a jamais été un frein. En ville d’ailleurs, ce n’est pas indispensable. En tout cas ça ne l’est pas pour moi. Utile, mais pas vital. Aussi, quand je vais quelque part, à un rendez-vous ou faire quelques courses, je regarde beaucoup autour de moi. Je repère facilement les petits coins qui m’ont l’air sympa, qui peuvent être utiles. Je n’hésite pas à rentrer dans une boutique parfois, juste pour voir ce qui y est proposé…

Mon quartier enneigé

C’est comme ça que je me suis mise à visiter une toute petite boutique de fleuriste il y a quelques années et dans laquelle je passe tous les 4 à 6 mois, pour y checker les arrivages de succulentes. Comme ça également que j’y ai découvert en me rendant dans la seule pharmacie de garde un dimanche matin il y a deux semaines, qu’un petit plateau dehors, devant ce fleuriste, proposait des plantes gratuitement. Des plantes un peu abîmées, sans doute impropre à la vente, posées là, avec un petit panneau indiquant que c’était gratuit et qu’on pouvait se servir. Ce jour là, je rentrais donc avec mon petit sac de pharmacie rempli dans une main. Et un pot avec un cactus de Noël dans l’autre main.

Ce jour-là, il faisait un froid de gueux, mais je rentrais le sourire aux lèvres, en me réjouissant de vivre dans ce quartier. Un quartier simple, avec un gentil mélange de petits commerces et d’immeubles d’habitations à taille humaine. Un petit quartier vivant, où on trouve ce dont on a besoin. Avec des commerçants sympas.

Ciel vu de mon quartier de bon matin en février

Et que dire sinon que c’est quand vachement plus sympa, de se sentir bien là où on vit, dans son quartier. Chouette de savoir qu’on va se pointer quelque part, même habillée en jogging-pjyama, pas coiffée, un brin pas réveillée, mais de savoir qu’on sera presque toujours accueillie agréablement, avec politesse et sourire. Que dire sinon que c’est quand même chouette de pouvoir appeler le cabinet vétérinaire dès qu’on est inquiète ou qu’il est arrivé un pépin, et de savoir qu’on aura la chance d’avoir tous les conseils voire rendez-vous qu’il faut, dans la foulée. Chouette de savoir qu’en sortant de chez soi, on ne craint rien, parce que c’est un quartier pas rupin, mais plutôt super tranquille.

Un quartier que j’aime donc et dont je commence à connaître les moindres recoins. Je pourrai sans mal citer à 50 mètres près, où croiser des cerisiers japonais ou les rares magnolias présents dans le secteur. Tout comme je sais exactement par quelle rue passer pour avoir l’agréable chance de sentir du lilas quand il commence à sortir ses fleurs. Idem pour de la glycine, qu’elle soit violette ou blanche.

Magnolias en fleurs

La vie de quartier. Quelque chose qui compte et dont j’espère pouvoir profiter encore longtemps. Tout comme j’espère pouvoir en faire profiter notre petit père de déjà 4 mois, pour qu’il puisse évoluer dans un environnement qu’il apprendra à connaître et que je l’espère, il aimera.

 

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