Humeurs

Friday Post

Freelancing

Moment doux du vendredi. Moment calme qui précède le week-end. Un billet de passage, pour marquer ces instants tant attendus de repos. Un peu de musique, beaucoup de fatigue. Une envie de dépaysement latent et persistant.

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Plus jeune, j’ai vécu en province, jusqu’à ma majorité. Je rêvais de Paris, de cette effervescence qui en faisant de loin, la capitale du monde, l’endroit où tout se passait, où il fallait aller, où il fallait être et rester. Quelques 14  années plus tard, presque jour pour jour, j’ose à peine dire du bout des lèvres que j’ai des envies d’ailleurs, des envies de province. Ne serait-ce que ponctuellement. Pour ne pas dire, des envies de province, pour de longs moments.

Mais. Mais. Il y a toujours un Mais. Le boulot en province, ça ne court pas les rues, ni les avenues. Ah mais je suis en partie freelance, je l’oubliais. Oui, freelance, mais justement, je ne le suis encore qu’en partie. Et partir si un jour cela se faisait, ne serait-ce qu’un peu plus loin en banlieue, ça veut dire s’éloigner des amis, des proches, du travail…

La vie plus cool, plus sereine, plus saine aussi. Elle a un prix, un prix que j’ai justement connu plus jeune. Devoir prendre une voiture pour aller faire quelques courses tandis qu’ici, il suffit de faire 50 mètres pour tomber sur un bureau de tabac, 3 épiceries, 4 boulangeries… Tout est ouvert à toute heure, des transports en commun partout ou presque.

Mais le fait est que cette envie latente est là. Dans un coin. Une envie contrariée et qui le sera pour un moment. Un long moment. Pour Diverses raisons.

Une envie qui traduit d’abord et surtout une envie d’autre chose, comme un rythme moins effréné que je recherche indéfiniment depuis bien 3 ans. Une envie qui s’emmêle sûrement avec le toujours difficile retour aux affaires que représente la rentrée. Une envie qui s’emmêle avec d’autres. Toutes bonnes ou moins bonnes, valables ou moins valables.

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Certains ont le blues du dimanche soir. J’accuse je crois, un petit coup de spleen du vendredi soir. Ou quand la pression retombe, que tout se détend, que tout n’est plus timé, speedé, chronométré, calculé, calibré…

Un spleen mêlé à un clair soulagement, d’être en week-end, histoire de dire Bye pour quelques jours, au monde qui file trop vite, au temps qui file trop vite.

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