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Se Réconcilier avec La Ville

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J’ai pour le moment assez intérêt à me réconcilier au moins un peu avec la ville et plus précisément avec la région parisienne et sa banlieue. J’y bosse. J’y évolue. Mes proches y vivent. Voilà de plutôt bonnes raisons pour essayer au moins un soupçon de faire passer le mal que je peux avoir depuis des mois à vivre dans ce cadre urbain. Trop urbain.

Un seuil de tolérance ?

Il y a des caps, des seuils de tolérance, des tournants. J’en suis intimement convaincue. On passe des années à un endroit. Puis un jour, c’est la rupture. Une rupture douce amère. Un seuil de tolérance déplafonné. Un cap passé voire dépassé. La trentaine sans doute, des changements dans les priorités qu’on a dans la vie à court et à long terme. Des aspirations et envies différentes.

Ce changement, on peut l’expliquer facilement, comme il peut parfois être compliqué de comprendre pourquoi l’envie de se mettre au vert se pointe, sans qu’on s’y soit préparé. Pour ma part, je ne cherche pas plus les explications. Elles me semblent évidentes. Je crois que j’ai fait le tour de la question de la vie en région parisienne ou en tout cas, en grande agglomération. Non pas que j’ai retournée Paris, ce serait mentir. J’y ai vu pas mal de choses à mon goût, mais je suis loin d’avoir vu ou visité ne serait-ce que 5% de tout ce qu’il y a à voir, à faire.

Et ce n’est pas la Ville de Paris en elle-même qui me donne envie de fuir. C’est la vie en ville. La vie de salariée en ville. Le rythme métro boulot dodo. La folie de ces quelques parisiens ou banlieusards non civilisés, impolis. C’est un tout. Un trop plein de Macadam, d’asphalte, de bitume. J’ai fait péter mes seuils de tolérance. C’est tout. Mais c’est beaucoup.

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Réconciliation

Alors j’essaie, pour que ça passe mieux, de trouver des moyens de retrouver des petites choses que j’aime. J’essaie de ressortir dès que le soleil se pointe. Me balader sans destination précise. Avec l’iPhone 6 et l’appareil photo dans le sac à main en bandoulière. Et je me laisse porter.

Parfois, j’ai droit à des jolies surprises. Des coins de vert, inattendus. Alors je me pose quelques minutes et je prends le temps d’apprécier.

Sauf que ça n’arrive que trop peu. Tomber sur des coins tranquilles dans le secteur, c’est rare. Quant au beau temps, n’en parlons pas. Pourtant, je m’accroche. Je m’accroche en espérant qu’un jour prochain, un déménagement pourrait permettre de souffler et de respirer, un air plus sain.

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Et même si la région parisienne regorge de jolies choses à photographier, je crois que définitivement, je préfère m’attarder sur des classiques naturels plutôt que sur des insolites objets d’architectures.

Je veux juste du vert. De la campagne. Fichtre. Sapristi. Diantre.

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Je veux juste un peu de douceur, sans sprints quotidiens, sans stress purement urbain et citadin, sans précipitation inutile et futile.

C’est par où ? Où faut-il signer ?

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